ISBN: 978-2-87457-100-8
9,50 €


REF. RANT15_DI

De la déesse equa-marsa Angitia au culte de Saint Dominique de Coculle

= Article =
 
Actes du Colloque « Le rôle des femmes dans les religions de l’antiquité méditerranéenne »
27 mai 2017 – Centre d’Histoire des Religions Cardinal Julien Ries, Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve)

par Stefania DI CARLO, dans Res Antiquae 15, 2018.

Le culte de Saint Dominique abbé de Cocullo, remonte à l’an Mil, se développant dans quatre régions italiennes. Des sources anciennes décrivent Saint Dominique comme témoin accusateur des deux grands vices de son temps : la simonie et le concubinage des prêtres. La procession de chaque premier jeudi du mois de mai à Cocullo, petit village des Abruzzes à proximité de Sulmona dans le département de L’Aquila, est devenu à l’heure d’aujourd’hui très folklorique. Des serpents et des petits pains entourent la statue de Saint Dominique. Les habitants du village, les pèlerins, les touristes participent à la procession, soutenant la statue entourée de serpents, lors du cortège ouvert par l’évêque. Selon l’anthropologue, Alfonso Di Nola, le culte de Saint Dominique serait simplement dû à la « révocation chrétienne » du culte païen d’Angitia, la déesse des serpents du peuple des Marses, sœur de Circée et de Médée. Les fouilles archéologiques témoignent qu’à Luco dei Marsi, village à proximité de Cocullo, il existait un culte décerné à Angitia et aux déesses de la mythologie grecque, Déméter et  Kore. Selon l’anthropologue Giuseppe Profeta, le culte de  St Dominique de Cocullo est plus tardif par rapport à celui de Villalago et les serpents entourant la statue apparaissent en premier lieu sur le  territoire des Pelignes.  L’archéologie prouve que le culte de St Dominique abbé est la duplication du culte d’Angitia, qui à son tour, dissimule le culte grec de Déméter et Kore.


Mots clé : Culte ancien, Saint, Anthropologie, Hagiographie, Archéologie, Charmeur de serpent
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